Palmarès 2002 Lieu de confrontation, lieu d’échange et de culture, le concours lecture-écriture « l’Aventure au bout du livre » peut s’enorgueillir de publier depuis huit ans des textes d’enfants aussi « beaux que des textes d’auteurs ».PRIX ville de Cherbourg-Octeville 6e Classe de 6e 6 Collège Le Ferronay Cherbourg-Octeville Professeur : Liliane DIJOUX-GALBADON Les élèves : Karima BOUAZZA, Baptiste BOUDIER, Fabrice
BRICE, Jessica CHARPENTIER, Piste d’écriture : « Mélusine » Recette d’un philtre d’invisibilité Recette du philtre d’invisibilité
Classe de 5e A Collège Cachin Cherbourg-Octeville Professeur : Mme FAGNEN Les élèves : Etienne ANQUETIL Anne-Sophie BARRIER Marc BIEGNON Sandra BLONDEL Pauline BOURDEAUX Thomas CARDIN Justine DELAN Julien ETIENNE Justine GOASDUFF Nicolas GOSSELIN Justine DECAPLAIN Elodie LEFAIX Marc LEPESANT Damien LEROUVILLOIS Julie LETELLIER Vicky MARCASSOLI Nadia MONTREUIL Cyrille MOTTE Marie MOULIN Christelle NDAYIZAMBA Romain TEILLON Alison TEKKOUK Kévin TRAVERS Ernst UMHAUER Piste d’écriture : « Régime de terreur », piste 1 Les Radis et la carotte en Amérique En soulevant le couvercle de la poubelle, les radis et la carotte ouvrent des yeux émerveillés : - Regardez ! Un super frigo à squatter ! Excellent ! - T’as raison, Carotte ! disent les radis tous en chœur. - Ben alors, qu’est-ce qu’on attend ? On y va ! Ils se dirigent donc vers cette immense et magnifique masse jaune. - C’est bien joli, mais comment on rentre dedans ? - En ouvrant la porte. - Mais bien sûr ! Tu vois pas qu’on n’est même pas hauts comme trois pommes ? Soudain, la carotte se met à bondir de joie en agitant ses petites racines : - Je sais, je sais, je sais ! Toi, prends ta capsule, toi, prends tes baguettes, suivez-moi derrière le frigo, tapez de toutes vos forces sur les tuyaux, les géants de l’extérieur viendront et l’ouvriront. - Ça le fait ! Super méga cool, Carotte ! On va faire un hard-rock d’enfer ! - Ça va décoiffer ! On a une pêche du tonnerre ! Alors les radis, déchaînés, se mettent à jouer si brutalement que le frigo tremble, vibre et s’ouvre enfin sous la force survégétale d’un géant étonné. Tous se précipitent vers la lumière éblouissante de l’intérieur et se glissent dans leur nouveau domaine. La porte se referme et soudain, sortant de l’obscurité, apparaît un troupeau d’énormes hamburgers dégoulinant de fromage fondu, suintant de graisse, bedonnants, adipeux, obèses. Derrière eux surgit un régiment de frites armées de pistolets à ketchup, et de grenades à moutarde. - Who are you ? Stop ! Wait ! Hands up ! postillonnent-ils à tour de rôle. Terrifiés, les radis et la carotte reculent et heurtent un grand shaker banane-chocolat qui leur demande : - What are you doing here ? - Ça veut dire quoi , ça ? - Mais you’re Français ! Moi conditionné in France ! Look my étiquette ! - C’est pas trop indiscret, rougit la carotte. - Mais no ! Ici, tout le monde looks l’étiquette des autres. Up ! Sur my dos ! Ou vous servir de garniture à Big Mac ! Les radis et la carotte obéissent et se hissent sur Shaker qui commence à courir, fonce dans le tas, évite un Cheeseburger, renverse un Mac bacon, mais glisse sur du beurre de cacahuète. Son bouchon saute et son contenu aromatisé se répand sur les radis et la carotte maintenant à terre. Les frites, répondant aux ordres de Chefburger, les bombardent de moutarde et les aspergent de ketchup. Submergés par l’immonde mélange, les radis et la carotte suffoquent, se débattent, s’affolent et parviennent enfin à rejoindre le shaker. Fous de colère, ils narguent l’ennemi arrêté au bord de la mare, pour l’y attirer : - Si tu ramènes ta fraise, je te fous une pêche dans ta poire et c’est pas pour des prunes que tu tomberas dans les pommes ! Comprenant les gestes menaçants, le régiment de frites avance et pousse les hamburgers qui tombent la tête la première dans le mélange infâme, et s’y roulent lamentablement. C’est alors que la porte du frigo s’ouvre et illumine l’ignoble désastre. Un cri invégétal retenti. Un mur d’éponge s’avance et emporte tous les habitants du frigo qui tombent pêle-mêle dans l’infecte cascade maintenant couleur de boue, au fond d’un précipice de plastique vert qui les conduit tout droit à la poubelle. Faim ? PRIX ville de Cherbourg-Octeville 4e Classe de 4e 1 Collège Barbey d’Aurevilly Saint Sauveur le Vicomte Professeur : Mme JACQUELINE Les élèves : Hermann BARON Roseline BAUDRY Marina BELLEE Aurore COLLAS Emilie COUILLARD Joshuan FONTAINE Simon GEISLER Alexandre GOHIER Inès LECERF Caroline LECOUVEY Nicolas LELIEVRE Flavie LENOIR Jessica LEPASTOUREL Jérôme LEQUERTIER Thibault LEQUERTIER Sébastien LESAULNIER François LUCAS Oriana MARECAUX Kevin MESNARD Loic MIGNOT Sophie POIRIER Antoine RATEL Marie SCELLE Piste d’écriture : Régime de terreur, piste 1 Le nouveau monde Après avoir réussi à descendre de l’ancien frigo, les quatre radis et la carotte se retrouvent au pied du « nouveau monde ». Mais il semble que monter à l’intérieur soit impossible. Soudain, une énorme main les attrape. Les cinq légumes décollent du sol et atterrissent dans le nouveau frigo. Mais à peine sont-ils arrivés qu’une foule d’aliments étranges les entourent : des emballages, des mots incompréhensibles écrits sur les boîtes, bref, des aliments entièrement différents des légumes. Après quelques secondes d’étonnement pour les radis et la carotte, un steak-haché coincé entre deux tranches de pain sort de la foule et se dirige vers eux. Il engage en premier la conversation : - My name is Hamburger. I’am American. Les cinq légumes se jettent des coups d’œil. Enfin, la carotte prend la parole : - Mais qui êtes-vous ? Quelle langue parlez-vous au juste ? Je n’ai rien compris de ce que vous disiez. Et d’où venez-vous ? - I don’t understand your question. Do you repeat please ? Un des radis s’énerve. - Mais qu’est-ce qu’il raconte, celui-là ? Je ne comprends rien de ce qu’il nous dit ! Et d’ailleurs, ça ne veut rien dire. Et pour se moquer de l’hamburger, le radis l’imite : - Aye donte une deure stande youre quouechtione. Dou you ripite plise ? - Je crois que c’est de l’anglais, remarque la carotte. Le problème c’est que je connais quelques mots mais pas assez pour communiquer avec eux et pour faire une phrase complète ! A peine a-t-elle fini de parler que des croquettes de poulet se précipitent vers elle. - Je être du poulet. Je pas bien parlementer français mais je pouvoir quand même traduire le conversation entre vous et notre grand chef le beau, le magnifique Hamburger. - C’est très mal parti pour qu’on s’entende bien avec eux, chuchote aux autres légumes un des radis. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais ce poulet, si c’en est un, parle comme les abrutis de boîtes de conserve ! - C’est parce qu’il ne parle pas bien français, lui répond la carotte. - Ouais, on ne sait jamais. Moi je préfère me méfier ! Les croquettes de poulet se remettent à parler : - Notre grand chef Hamburger vouloir savoir ce que vous faire ici. - Eh bien, commence la carotte, avant, nous vivions dans un autre frigo. Depuis quelques temps, les lois avaient changé et le pouvoir était entre les mains d’aliments de synthèse. Mais malheureusement, la porte du frigo est restée ouverte pendant quelques heures. Cela a suffit à réchauffer tout l’appareil. De plus, l’engin s’est cassé et de l’eau inondait tout. Pratiquement personne n’a survécu à ce massacre. Il ne restait que nous et une tasse nommée Vinaigrette. Elle a ensuite disparu à cause de la main qui l’a aspirée en dehors du frigo. A présent, nous n’avons plus de maison et c’est ici le seul endroit que nous avons vu, et aussi le seul qui puisse nous abriter de la chaleur. La carotte se tait et laisse le temps aux croquette de poulet de traduire ce qu’elle a dit à Hamburger. Tout en patientant, elle jette un regard aux aliments qui l’entourent. Ils sont bien étranges. Il y a des bouteilles en plastique avec des étiquettes de couleur rouge et qui indiquent « Coca Cola », des bouteilles en carton munies de pailles nommées « Milk-Shake », et bien d’autres choses dans ce genre. Mais la voix des croquettes de poulet la font sursauter. La carotte tourne la tête, puis le poulet reprend la parole : - Hamburger bien vouloir que vous vivre ici avec nous. Mais il y avoir certaines conditions : vous ne pas devoir semer la pagaille, vous devoir vous soumettre aux coutumes et à les habitudes de ici. Par exemple, vous prier chaque jour le Dieu MacDonald car ça être lui qui avoir créé nous. Vous devoir apprendre langue à nous qui être le anglais car ça être mieux pour se comprendre. Tous les crimes à vous être punis. Si pas être trop grave, vous devoir passer un journée en prison. Les radis tirent une grimace. - Si ça être très grave, vous devoir être condamné à peine de mort, c’est à dire vous être exécuté. - Et la musique, elle est autorisée au moins ? demande un radis - La music ? Les seules music autorisées être le rap et le groove. - Même le rock n’est pas accepté ? C’est grave ici ! Disent en même temps les quatre radis. Vous êtes totalement pourris, vous ! - Il falloir pas dire ça au peuple de Hamburger ! Lui être en colère maintenant, et par faute à vous ! - De toute façon, c’est carrément nul, ici ! En plus vous êtes affreux ! Une escorte arrive, encercle les cinq légumes et les transporte dans un endroit assez sombre, plutôt petit, ressemblant étrangement à leur ancien bac à légume en plus effrayant et éloigné de tous les autres aliments. - Mais où sommes-nous ?demande la carotte. - Nous avoir trouvé le endroit idéal où vous pouvoir vivre. Ca être chez vous, mais vous ne pas avoir droit de sortir de ici. Dans votre langage, ce endroit s’appeler « Prison ». Puis les croquettes de poulet s’en vont en laissant seuls les cinq légumes. PRIX Conseil Général 6e Classe de 6e C Collège Gilles de Gouberville Saint Pierre Eglise Professeur : Mme CALBO Les élèves : Julie AUVRAY Dany BAZIRE Marine CHARLET Emelyne DOISY Laetitia DONDONI Evan ESCOLIVET Marty FUTEL Céline GUERIEL Morgan GUEROULT Damien HOULLEGATTE Benoît LANTEIRON Baptiste LARONCHE Gwenaelle LEBAS Jennifer LEFERT Quentin LEPETIT Cindy LESAUX David LORIMIER Hélène LUCAS Charlène MARIE Maéva MORVAN Victorien MOUCHEL Santana PLANQUE Marion POLET Maud SAILLARD Alexandra TRAVERT Sandra VASSELIN Pierre VINCENT Piste d’écriture : Mélusine : «Le Philtre d’invisibilité » (à l’ancienne/aujourd’hui) Le philtre d’invisibilité Recette à l’ancienne, façon « Mélusine » Tout d’abord, prenez un chaudron et posez-le sur le feu dans la cheminée. Versez-y de l’eau des marécages. Faites bouillir pendant 3 tours de sablier. Ecrasez 3 grosses limaces avec un pilon, ajoutez des champignons vénéneux puis une araignée. Mélangez bien avec une cuillère en bois. Ajoutez-y des larmes de crocodile, des pattes de mouche, une langue de vipère et un cœur d’artichaut. Laisser mijoter pendant 12 tours de sablier. Colorez le tout avec du sang de vampire. Surtout, ne crachez pas dans la soupe ! Ensuite dites la formule suivante : « Savatimarché oupas ? » Recopiez cette recette dans votre grimoire. Voilà ! C’est prêt ! Buvez ! Normalement, vous devenez invisible… Buvez le mélange chaud ou froid. Recette d’aujourd’hui, dans votre cuisine. Tout d’abord, prenez une cocotte-minute et posez-la sur la gazinière. Versez-y de l’eau minérale en bouteille. Faites bouillir pendant ¾ d’heure. Mixez 3 escargots surgelés, puis incorporez des champignons en conserve. Ajoutez une araignée (si vous n’en avez pas, vous trouverez bien une grand-mère avec une araignée au plafond qui fera l’affaire). Mélangez bien avec une cuillère en plastique. Puis ajoutez des larmes de crocodile (faites-vous pleurer avec un oignon). Maintenant, mettez-y des pattes de mouche (par exemple, une ordonnance de votre médecin), une langue de vipère (invitez votre cousine qui vous dira du mal de tout le monde), et un cœur d’artichaut (si vous n’en avez pas, pensez à votre ancien petit ami). Laissez mijoter pendant 2 heures. Colorez avec du ketchup. Surtout, ne crachez pas dans la soupe ! Ensuite, répétez la formule suivante : « Savatimarché oups ? » Voilà ! C’est prêt ! Buvez ! Normalement, vous devenez Invisible… Recopiez cette recette sur Internet. Si vous voulez boire le philtre froid, mettez-le au frigo et si vous voulez le boire chaud, passez-le au micro-ondes. PRIX Conseil Général 6e Classe de 6e E Collège LAVALLEY Saint-Lô Professeur : Mme VILLAIN Les élèves : Lucie ACHEEN Bertrand BAUDRILLART Laura BERHAULT Julien BINET Pauline BLANCHARD Valentin BOIS Chiristophe CHAU Mathieu COQUELET François DELAUNE Guillaume DESLANDES Alexandra DURAND Eléonore EURY Lucie FOUCHARD Gwendal JONCOUR Davina JOURDAN Mélissa LAUNAY Thibaut LAVARDE Tifenn LE GOFF Anaïs LEPRIEUR Théo MADELAINE Maxime MALBEAUX Ophélie MARIE Josselin MAYEUR Olivier PAPIN Joane ZANELLO Piste d’écriture : « Les Trois vaillants petits déchets » La Complainte des petits déchets Les petits déchets en ont marre De ce cauchemar Une chaussure écrasée, une pomme à demi croquée Une sucette collante, une sauce gluante, Une chaussette qui pue, un savon à moitié fondu… Les déchets dans la poubelle Auraient voulu avoir des ailes Pour échapper à cette prison Où ils tournent en rond. Un porte feuille dépouillé, un doudou déchiré Un fromage poisseux, un oursin hideux Une tomate pourrie, un grain de riz tout riquiqui… Quelle douleur ! Quelle injustice ! Quelle horreur ! Quel supplice ! Quelle erreur ! Quel précipice ! Quel malheur ! Quel abysse ! Un pauvre petit pois, un sifflet sans voix, Un seau sans pelle, une arrête grêle, Un pot de confiture, une voiture miniature… Comment faire pour s’échapper ? Comment faire pour s’enfuir ? Comment faire pour s’évader ? Comment faire pour déguerpir ? Un bonnet à pompon, un malheureux trognon, Une bougie qui pleure, une montre sans heure, Une pendule muette, une fourchette pas nette… Misérables, allez au diable Vous nous avez humiliés, demain vous serez submergés ! PRIX Conseil Général 5e Classe de 5e A Collège Jules Ferry Querqueville Professeur : Mme LIOULT-MARY Les élèves : Myriem ALNET Özhan ALTUN Ludivine AVOINE Aurélie COLARD Jessica COMBART Romain COOTTEBRUNE Hervé CROGUENNOC Frédéric DEMEAUTIS Marion DUBOSCQ Virginie EQUILBEC Jérémie HASLEY Steven JEAN Axel JUMELIN Léa L’HOSTIS Guillaume LANGLOIS Erwan LE GRAND Virginie LEONARD Christopher LEPETIT Laurie MARGUERITTE Guillaume MONCARNIE Lucie PAUZE Jonathan PLANQUE Charlène POIRIER Charlotte POLIGARE Matthieu RABASSE Sébastien TOSTAIN Piste d’écriture : « Charlie et la chocolaterie », Roald DAHL Vous venez d’apprendre que vous êtes l’heureux gagnant d’un jeu télévisé dont le prix est votre poids en tarte à la crème. A vous de reconstituer la lettre… Jeu TV (Tarte vision) 007, rue des Tartiflettes 01664 BORGOS à Jessica SCROUTPOURMIDI 7,1,9, rue des Poules 19760 CHAMALLOWS le 10 avril 2002, CREMENVILLE Objet : Gagnant du je Tartenpoids Bonjour chère gourmande, J’ai l’honneur de vous annoncer le résultat du jeu auquel vous avez participé le 1er avril 1995 : vous êtes l’heureuse gagnante du jeu Tartenpoids et je vous invite à venir à Paris, le jour de la St Mars, le 8 juin pour venir retirer vos lipides et glucides qui se transformeront en bourrelets gagnants. A cette occasion, vous pourrez découvrir notre musée du Cholestérol, au 8, rue de l’Obésité. Ne commencez surtout pas de régime avant, gardez vos kilos car je vous rappelle que votre lot est votre poids en tartes à la crème. Vous avez donc toutes les chances de paraître dans le livre des Records, dans la catégorie « Gras du Bide », en ayant mangé le plus de tartes à la crème en 4 semaines ! C’est en effet leur limite de péremption et ce serait vraiment dommage de mettre à la poubelle ; ne serait-ce qu’un tout petit bout de nos délicieuses tartes à la crème faites par un gros pâtissier renommé : - crème aromatisée à la fraise, traversée par une rivière de chantilly ; - crème fouettée bien crémeuse, nappée de Nutella chaud à 99 % de matière graisseuse (chaque louche vaut en effet au minimum 500 calories) ; - tarte Tour Eiffel à plusieurs étages de pâte d’amande confite à la guimauve ; - tarte au chocolat au lait surélevée par une pâte croustillante et enrobée de chocolat blanc chaud et fourrée au caramel, etc. Avec ça, vous aurez de quoi prendre du poids et vous ne vous reconnaîtrez plus, vous serez stupéfaite de votre séduisante cellulite qui vous teindra chaud tout l’hiver et fera des jalouses. Si vous ne savez pas nager, vous aurez alors de véritables bouées naturelles et incorporées. Je vous demande amicalement de bien vouloir remplir le bulletin ci-dessous et de l’envoyer à l’adresse en en-tête. Je vous remercie de votre compréhension et à bientôt pour notre prochain grand concours gourmand : Le Jeu de Choux : religieuses, éclairs, St Honorés. Bon appétit ! Le responsable du concours, M. La BONNEBOUFFE Coupon réponse à renvoyer avant le 2 mai 2002 J’accepte le prix du jeu Tartenpoids oui/non NOM : Prénom : Adresse : Poids : Signature : Age : PRIX Festival 6e Classe de 6e B Collège Georges Brassens Pontorson Professeur : Mme Stéphanie CREN Les élèves : Maryline BEAUFILS Julie BELLENGER Cédric BLANCHET Emilie BODIN Christopher CERISEL Gwladys CHERBONNEL Soizic COLIN Mariane FAUCONNIER Noémie GALLON Emmanuel GILLES Alexandre GODARD Cindy HUET Sébastien LANOE Clémence LASNIER Damien LEFRAIS Gwendoline NICOLAS Gwendal OGER Lydie PONTAIS Florian ROBLIN Jonathan SANSON Joris SANSON Piste d’écriture : « Encore des histoires pressées » : « des objets s’animent, s’humanisent : une machine à laver parle, une baignoire mange… C’est loufoque et drôle ! Invente toi aussi un pouvoir extraordinaire à un objet tout à fait ordinaire ! » Mon stylo intello Il y a quelques semaines de cela, un samedi, je devais rechercher des objets anciens et originaux pour un vide-greniers qui se tenait le lendemain au bourg de Beauvoir. En fouinant, je découvris, sous la mansarde, un carton de livres qui avaient appartenu à mon grand-père. Je le soulevai, mais, soudain, le carton s’éventra et tous les livres se répandirent par terre. Je les ramassai un à un, quand j’aperçus… un stylo ! Il était transparent et on voyait l’encre bleue briller comme de l’or. Je gribouillai sur un bout de carton : il marchait très bien. Et mon écriture, d’ordinaire si médiocre, devint très soigneuse avec ce crayon. Quelle merveille ! Je décidai de le garder et de le ranger dans mes affaires d’école. Le lundi suivant, au matin, nous avions une auto-dictée en français et je ne l’avais pas apprise la veille puisqu’il y avait le vide-greniers. Prenant mon joli crayon et m’appliquant, pour une fois, j’allais écrire sans réfléchir « un chiens » mais le crayon se bloqua avant le « s » ! C’était moi qui devenais fou ou ce stylo qui était… ? J’essayai à nouveau, cette fois-ci volontairement, mais il n’y avait rien à faire : ce stylo se bloquait à chaque fois que j’allais écrire une faute ! Il écrivait donc sans faute ! Le lendemain, monsieur Darbert me remit ma copie en s’exclamant : « Grégoire, mon sacré veinard, j’avais le désespoir mais tu as eu une bonne mémoire pour ce devoir ! » - ce professeur fait des rimes quand il veut se moquer des élèves. J’avais vingt sur vingt : j’en étais le premier étonné et, jusqu’au soir à la maison, je vérifiais mon nom sur la copie. Maman voulait même la faire encadrer ! Désormais j’étais le meilleur en orthographe. Mais, pour mon malheur, un jour que j’écrivais sur ma table en cours de maths, le professeur s’énerva et me confisqua mon stylo magique. Depuis ce jour je n’eus que des mauvaises notes. Mon professeur principal, madame Crème, me convoqua dans sa classe et me demanda pourquoi mes notes en orthographe avaient baissé si soudainement, ces derniers temps. Je lui promettais de me mettre au travail… si seulement… elle pouvait me rendre le stylo que monsieur Secchi avait gardé. J’y tenais tant ! Elle accepta de lui en parler mais elle doutait que ce stylo puisse changer quoi que ce soit à mon travail. Elle ne connaissait pas mon secret. A contrecoeur, monsieur Secchi me rendit mon crayon et je redevins le meilleur. Monsieur Darbert, de plus en plus émerveillé de mes progrès, me citait en exemple, j’en étais tout fier. Tant et si bien qu’il me demanda un jour de faire la dictée au tableau. Et là, tout s’est effondré en un rien de temps : j’accumulais toutes les erreurs et la classe riait, plus fort à chaque nouveau mot. Monsieur Darbert, vexé, en avait perdu ses rimes ; il s’énerva, devint tout rouge cramoisi et violacé. Il me prit par le col et m’assit à ma place avec un geste si brutal qu’il renversa toutes mes affaires de la table. Le temps s’arrêta pour moi. Il avait marché sur mon crayon, le cassant en mille morceaux. L’encre bleue brillante comme de l’or se répandit sur le sol, lentement… comme un filet de sang. PRIX Fondation Crédit Mutuel 4e Classe de 4e B Collège Les Courtils Montmartin sur mer Professeur : Mme TROADEC Les élèves : Erwan BRIAND Marie DOUBLET Lauris EVARISTE Deborah HOCQUIGNY Alice LEFRANC Selamawit LE MASSON Elodie LEMOINE Alexia LESOIF Lucie MARAIS Marion MONTAGNE Suzy ROUESSAY Melinda VEZIE Piste d’écriture : « L’Homme du jardin » Une soirée bien remplie Il est vingt heures. Papiel va bientôt s’en aller à son travail… Et moi, j’ai déjà des frissons à l’idée qu’il soit déjà si près de partir… Comme d’habitude ! Et, comme d’habitude, il me prépare un repas équilibré. Parfois, j’ai l’impression que ce moment se répète encore et toujours, comme dans une boucle. « Ma chérie, dit-il, ce soir, il y a des carottes râpées, du riz, du poisson, du fromage mais n’en mange pas plus d’une part, hein ? et un kiwi, pour les vitamines. A plus tard ! Bisou ! N’oublie pas, je t’aime ! » La porte claque. Je n’entends plus la voix de Papiel… Je mets la télé en marche dans le salon ; dans ma chambre, je pousse un C.D. dans la bouche du lecteur et j’appuie sur la touche « Repeat », j’allume toutes les lampes de la maison : du grenier au sous-sol… Ce sont les grandes illuminations ! J’ai mis la télé et la musique à fond, de quoi empêcher de dormir tout le quartier ! Cela me fait oublier quelque peu ma peur, le bruit de l’escalier qui grince, des volets qui battent, des branches d’arbre qui craquent, dans le jardin, des volets qui claquent… bref, tout ce vacarme qui envahit la maison dès que Papiel a tourné le dos. Puis, je retourne dans la cuisine pour prendre mon plateau-repas. Pour manger ce simple dîner, je me recroqueville sur le canapé, histoire de ne pas entendre le grincement des poutres, le chuintement du vent dans l’entrée… Si vous saviez comme tous ces bruits m’angoissent, comme l’atmosphère de cette maison gigantesque m’inquiète ! Papiel dit que c’est dans ma tête mais je ne suis tout de même pas folle ! Heureusement, Wikzz est là ! Il me réconforte par son ronronnement calme et affectueux… J’ai déjà avalé tout ce que Papiel m’a préparé… et malgré ce repas, je ressens toujours le besoin d’ingurgiter, d’avaler, de manger, de grignoter. J’ai toujours l’impression d’avoir un creux à l’estomac… Ce soir comme d’habitude, je vais me glisser dans le placard à provisions… Tiens, je n’avais pas remarqué que l’ampoule du couloir avait claqué ! On n’y voit pas grand-chose… j’ai la frousse… Il va falloir traverser ce noir, plein de bruits sournois qui me donnent la chair de poule… mais l’envie est la plus forte ! J’arrive au buffet, je prends des plaquettes de chocolat, des gâteaux secs, des chips, du saucisson, du Nutella, de la crème Mont-Blanc, tout ce qui me tombe sous la main… Et, selon ma règle, je mangerai tout ce soir… Oh ! ! ! un grincement de marche ! C’est comme si l’escalier me voyait et me rappelait à l’ordre. Je ne le supporte pas… mais voilà, c’est juste mon imagination qui me joue des tours, comme d’habitude… Je retourne m’installer parmi les coussins du vieux canapé, devant la télé, Wikzz tout contre moi, je commence à me goinfrer… Je pense à mes camarades de classe qui se moquent de mon physique, à leurs mots blessants qui me touchent au plus profond du cœur… Allez, ce soir, j’arrête de faire n’importe quoi, je ne mangerai rien avant demain matin ! Je lutte pour ne plus y penser… pour me distraire, je zappe : les touches de la télécommande sont tellement enfoncées que je peux à peine changer de chaîne… Chouette, un film d’aventure ! L’héroïne est belle, mince, musclée, bronzée, courageuse… En gros, la fille parfaite, le contraire de moi, celle que j’aimerais être… Imaginez un peu, une aventurière grasse, blanche, qui a peur du vent dans les branches qui bougent… Ce serait un film plutôt comique, pour les autres… Victoire ! J’ai réussi à ne pas manger pendant dix minutes ! Cette fois-ci, je vais peut-être arriver à résister ? Non ! Je ne veux pas voir ce gros tas de bonbons, juste devant moi sur la table basse… et voilà, je n’ai pas pu m’empêcher de tous les dévorer… Tout le peu de fierté d’avoir pu me retenir d’engouffrer de la nourriture m’abandonne… J’ai le sentiment de ne plus me contrôler. Je me sens vide mais en réalité je suis pleine de solitude, de honte, de désespoir, de peur… Et je me remplis de nourriture. Mais pourquoi ? Mon Papiel m’adore et je l’adore… Je compense la solitude, la peur, par de la nourriture… Et puis je me méprise. Quand je mange, je ne pense pas… Et mon Papiel qui se tue au travail ! Mais pourquoi est-ce que je me sens si mal dans ma peau ? L’écran de la télé est noir… Il est trois heures et vingt deux minutes du matin. Encore huit heures, cinq minutes et trente-huit secondes à l’attendre… Je crois que je vais bientôt m’endormir… je suis morte de sommeil… Pourvu que je ne fasse pas de cauchemar ! ! ! |