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Palmarès

Lieu de confrontation, lieu d’échange et de culture, le concours lecture-écriture « l’Aventure au bout du livre » peut s’enorgueillir de publier depuis huit ans des textes d’enfants aussi « beaux que des textes d’auteurs ».

PRIX ville de Cherbourg-Octeville 6e

Classe de 6e 6 Collège Le Ferronay Cherbourg-Octeville

Mme DIJOUX-GALBADON

Iliess AYARI Mathilde BEAURUEL Florian BILLARD

Samuel BLIAUX Lionel BOISSEL Marie BONHOMME

Pierre BOUTON Mélody BOYER Margaux BROT

Kévin CHATELET Damien DIGUET Perle FONTAINE

Flotian FRIGOT-REVEL Marion GIRAUDON

Julie GUEGAN Christopher HAUDEBERT

Laëtitia HUBY Emilie JEANNETTE Romain LANGLOIS

Julien LAUNAY Marion LE BRUN Magalie POMMELET

Christelle RABASSE Florian VARNEROT Ludmilla VRAC

d’après Le Garçon enchanté de Cynthia RYLANT

Hachette jeunesse ; Le Livre de Poche Junior, 690

Océan

Quand j’étais petit, j’étais souvent seule car je n’avais aucun ami. Alors, pour m’occuper, je me promenais sur la plage. Un soir d’été comme les autres, alors que je me baladais tranquillement en regardant le sable, mon regard s’est soudain fixé sur un magnifique coquillage qui me souriait… Oui ! Il me souriait !

Ce coquillage était aussi bleu que l’océan, il avait des rayures jaunes et il changeait de couleur dès qu’il était heureux… D ‘ailleurs, quand je l’ai pris, il est devenu tout gris… un coquillage qui sourit et qui change de couleur ? J’ai compris immédiatement que je venais de rencontrer une divinité marine égarée sur la plage et j’ai décidé de le sauver en le ramenant chez moi. Je l’ai mis dans ma poche…

Il avait très froid, alors, une fois rentrée, je l’ai glissé dans une chaussette, sous mon oreiller. Pendant la nuit, j’ai rêvé que nous nagions tous les deux dans l’océan, tranquillement, quand soudain, une tortue de mer a avalé mon ami ! Je me suis réveillée en sursaut pour m’assurer qu’il était toujours là… Après cette aventure, nous étions liés tous les deux : j’avais eu si peur de le perdre ! J’ai alors décidé de lui donner un nom car ce serait ainsi plus facile pour le retrouver. Je l’ai appelé Océan…

Au petit-déjeuner, j’ai posé Océan sur la table. Ma mère, qui n’aime pas le désordre, m’a dit :

« Veux-tu bien me jeter ça à la poubelle !

- C’est impossible, maman ! C’est un petit dieu, c’est mon ami et en plus il a un nom !

- Julie, je pense que tu deviens folle ! ! ! »

J’ai laissé dire ma mère puis je suis partie faire découvrir les environs à Océan. Le soir, nous avons beaucoup discuté tous les deux et je lui ai dit :

« Tu sais, je suis très heureuse de t’avoir rencontré : comme ça, j’ai enfin un ami !

Alors Océan a murmuré : - Mais voyons, Julie, je n’existe que dans ton imagination… »

Quoi ? Je ne rêvais pas pourtant ! Il était bien là, devant mes yeux ! Et il me parlait !

Imagination ou pas, le coquillage dont je vous parle, ce n’est pas n’importe qui, c’est mon Océan à moi et personne ne peut nous séparer. Il ne m’a plus jamais souri, plus jamais parlé, mais moi, j’avais trouvé quelqu’un à qui parler et grâce à qui je ne gardais plus de mauvaises pensées dans mon cœur. Maintenant, j’ai grandi et j’ai beaucoup d’amis. J’ai compris qu’Océan n’était pas une divinité égarée sur une plage mais un banal coquillage. Pourtant, je n’ai pas rêvé : ce coquillage, un jour, m’a souri et m’a parlé… Depuis, Océan est avec moi, je me confie encore à lui et il reste mon ami, mon meilleur ami, pour toujours !

 

PRIX ville de Cherbourg-Octeville 5e

Classe de 5e A Collège Léon Jozeau Marigné Isigny le Buhat

Professeur : Melle HAQUIN

Documentaliste : Melle FRAS Emeric BEAUDRON

Sophie BERTHELOT Flavie BOITTIN Stéphanie CHAPEL

Anthony CHEVAL Sophie DALIGAULT Jérémy ESNAULT

Elodie FOUGERES Mickaël GUILMIN Elodie LEFEVRE

Yohann LEMETAYER Noémie MORIN Juliane PAUMIER

Jonathan RAULT Coralie THEBAULT

d'après La Chose qui ne pouvait pas exister de MOKA

l’école des loisirs ; Neuf

La Chose qui ne pouvait pas exister

Surgie des abysses, la Chose était sur le point de les manger… quand un brouillard aveuglant tomba sur les flots. Un tentacule sortit de l’eau et fendit l’air. Romain souffla dans la corne de brume. D’abord apeurée, la Chose redoubla de colère, plus terrifiante encore qu’avant. Ils essayèrent de s’échapper mais le moment fatidique approchait… Le monstre ouvrit le trou informe qui lui servait de bouche et avala sans mâcher l’équipage du Bermuda.

Assommés, Lucille et Jérémie furent projetés les premiers. Quelques minutes plus tard, ils gisaient tous dans les entrailles de la Bête : Paul était évanoui, Jules, le teint verdâtre, geignait et les autres, effrayés, se taisaient. Une lueur brillait dans le fond ; ils avancèrent prudemment en aidant les malades et, tout à coup, Lucille trébucha. Jérémie alluma sa lampe et les restes d’un squelette apparurent. Pris de panique, les enfants hurlèrent.

A ce moment, la Chose ingurgita des litres d’eau qui se déversèrent dans son gosier. Emportés par le courant, l’équipage dépassa la clarté et suivit un grand tuyau. Soudain des odeurs de sang le firent réagir : s’il poursuivait, il serait désintégré par les sucs gastriques…

Alors Jérémie eut une idée : il jeta les piles de sa lampe dans le liquide bouillonnant qui les attendait. Son geste fut suivi d’une explosion amplifiée par le pétrole qu’elle avait avalé. « Les passagers clandestins « furent immédiatement expulsés de la Chose qui s’affaiblissait rapidement. Sur le coup, Jérémie coula dans les profondeurs, mais Foriane l’attrapa par le gilet et le remonta à la surface ! Agrippé aux enfants qui s’accrochaient les uns aux autres, Paul tentait de les rassurer : le Monstre agonisait. Mais certains criaient, d’autres pleuraient et appelaient leurs parents.

Bientôt ils entendirent la faible sirène d’un bateau ; Lucille saisit la corne de brume que Romain avait conservée et lança un SOS. A bord du navire, le capitaine les entendit et approcha aussitôt. C’est ainsi qu’ils furent sauvés !

Vraiment ?… Le calmar avait perçu un son bizarre et se dirigeait lentement avec son sonar vers le Nautilus !

- Vite ! cria Lucille, armez tous vos harpons disponibles ! On est poursuivi.

- Ah ! Ah ! Ah ! Vous craignez un minable mollusque ! Moi, le capitaine Némo, j’n’ai peur de rien !

- Mais… comment croyez-vous qu’on en est arrivé là ?

- C’est vrai ! Armez tous nos harpons !

- A vos ordres cap’tain !

Toutes les pointes filèrent dans la chair de la bête et se plantèrent solidement. Cette fois-ci elle succomba à ses blessures et disparut.

Pour fêter cela, le capitaine offrit à Paul et aux enfants un bon repas (sans paella périmée !) et les autorisa à utiliser la radio. Paul lança un appel à Nadia et Isabelle : les jeunes filles se trouvaient dans le prince Edward. Ils se donnèrent rendez-vous au port d’Yeu.

Ce que tous ignorent, c’est qu’avant de sombrer la Chose a pondu un œuf et qu’il a éclos…

 

PRIX ville de Cherbourg-Octeville 4e

Classe de 4e F – Collège Jules Ferry Querqueville

Professeur : Mme FACI

Romain BERNARD Hassinna BOUDIAF Guillaume BOUST

Flavie BREMOND Florian CAILLAUD Delphine CAPELLE

Laurie CHAUVIN Odessa CROCI François DESBOIS

Alexandre DESNOUES Teddy FERRARI Elise JEAN

Anais LAJOIE-GALOPIN Sandy LEBARBENCHON

Benoit LEBOIDRE Sandy LEBRETON Geoffrey LEBREUILLY

Floriane LEFRANCOIS Yoann LEMARCHAND Meguy MARIE

Romain OSOUF Jean-François PAIN Vanessa PLANQUE

Anthony RENEE Paul RUELLE Lucie TISON

d'après La Chose qui ne pouvait pas exister de MOKA

l’école des loisirs ; Neuf

Bal(l)ade dédiée à mon Père

Mes aventures, Mésaventures…

Vogue la galère,

Nous partions en mer.

C’était pour moi ma première virée,

A peine montée à bord que je frissonnais.

J’avais gagné un concours

Mais il m’a joué de mauvais tours.

 

Refrain :

A Cœur vaillant, rien d’impossible !

Dans la houle, nous tenions bon.

Des hommes à l’eau, c’était horrible.

Un port en vue, nous arrivions.

 

Venez les gars, réveillez-vous !

On embarque pour l’aventure.

Et les lapins, restez chez vous

Pour ne pas faire trop de sciure.

A bâbord ou à tribord,

Il fallait tous faire un effort.

 

Refrain...

 

La paëlla empoisonnée

Fut fatale.

Le mal de mer quasi général :

Il n’y eut que deux rescapés.

En l’absence de vent, nous étions encalminés

Jusqu’à ce que la mer soit déchaînée.

 

Refrain...

 

La « Chose » dévorait

Requins, marins et chalutiers

Et le gargantuesque poisson

Etait pire que le poison.

Moussaillons,

Faites attention !

 

Refrain...

 

La « Chose » nous attaquait

Elle essayait de nous manger

Mais les pirates des mers

Arrivèrent et nous sauvèrent.

Avec leurs grands ailerons noirs

Il n’y a plus de désespoir.

 

Refrain...

 

Vogue la galère,

Y’a de quoi être fier

De cette belle virée

Pour un équipage

Plein de courage

Et de bonne qualité.

 

Refrain...

 

Extrait de mon Journal intime. Lucille.

 

PRIX Conseil Général 6e

Classe de 6e C – Collège Le Hague Dick Beaumont-Hague

Professeur : Madame AMOURETTE

Guillaume BON Damien BOUCHER Morgane CHAFFIN

Cindy HAMIEL Estelle DEMEAUTIS Jean-Baptiste DIESNIS

Morgane DUCHEMINSimon DUFOUR Antoine GIROUX

Emilie GOSSELIN Séverine HUBERT Florent LABBE

Benoît LAGOUTTE Céline LE BRUN Jérémy LECONTE

Karen LEFRANCOIS Amandine MOULIN

Morgane NEDELEC Clément ORANGE

Aurélie RENET Cindy TARDIF François TISON

Sandra VALOGNES-ROMBISSON Martin VAUR

d’après Plongée fatale de Jacques VETTIER

Le Furet enquête, 17

Promenade Dangereuse

C’est l’histoire d’un requin blanc

Qui s’appelait Bertrand

Comme il était affamé

Il dévora une pauvre raie.

Mais comme il avait toujours faim,

Il avala un gros marsouin.

Il ne lui manquait plus que le dessert

Mais il n’en trouva guère.

Donc, il alla voir son père,

Celui-ci lui dit d’un ton amer :

« Va au large de la Guadeloupe,

Tu pourras te faire une bonne soupe

Avec tous les poissons qu’il y a là-bas

Il y en a sûrement un qui te plaira.

Mais fait attention aux chalutiers

Tu risquerais de te faire découper

Je ne te dis pas par quoi Tu le sais déjà ».

Et Bertrand partit.

Un coup de queue par-là et un par-ci.

Arrivé en Guadeloupe, ce pauvre requin

Avait très faim. Mais il ne trouva rien

Il continua son chemin.

Un peu plus tard il rencontra

Un chalutier et l’évita.

Il en rencontra encore deux

Il les évita mais de peu.

Il trouva enfin un dauphin

Rejeté par ses copains.

Il le dévora et s’endormit.

Soudain il entendit un bruit

Il se réveilla un peu fatigué

Et il se rendit compte que c’était un chalutier

Et en deux temps trois mouvements

Le voilà avec la tête qui pend.

Triste fin

Pour un requin

Qui avait encore très faim.

 

PRIX Conseil Général 5e

Classe de 5ème A Collège J.-B. Charcot Cherbourg-Octeville

Professeurs : Mesdames LEPARMENTIER et GENTILE

Lucile AUMONT Kelly BELLOT Marc BESNIER Frédéric BLANC

Céline DUDEMAINE Dimitri FLEURY Nicolas GERARD

Louis-Jonathan GUYARD Rattha KHAM Benjamin LA JOIE

Lucie LABROCHE Anthony LE CORROLLER Lucie LE RENARD

Xavier LE TALLEC Anthony LEBEAU Paul LEFEVRE

Clément LERAY Camille MANGON Arthur MILLAC

Ingrid MILLET Marine MORIZET Aurélie PATRIZI

Joyce PIGNOT-BUNTING Maryline PILLETTA

Florian PILON Alban PIOLOT Jennifer REVART

Clémentine TINTURIER Jean-Pierre WABLE

d’après Croisière en meurtre majeur de Michel HONAKER

Rageot ; Cascade Policier

Rock and Roll Ferry

Julie : Le conducteur du car nous a conduits dans le parking du ferry ; on est descendus et les profs ont commencé à chercher le bon escalier. « Zut, j’ai oublié mon pull dans le car ! » s’écria Romain. Il fit demi-tour et repartit en courant. Je l’attendais en compagnie d’Anthony quand un homme grand et mince, vêtu de noir, fit irruption dans le sous-sol. Romain arriva, essoufflé et se mit à courir pour rattraper le reste de la classe. Mais à peine avions-nous fait deux pas que l’homme nous interpella : « Hide it please » et disparut en nous laissant sa mallette. J’avais très envie d’ouvrir la mallette pour en découvrir le contenu. Mais : « Grouille-toi, Julie, dit Romain, on va se faire enguirlander par le prof… On l’ouvrira plus tard. » Arrivés à l’étage, nous prîmes à gauche pour arriver à la réception. Derrière le comptoir, une femme aux longs cheveux blonds était assise derrière son ordinateur. « Pouvez-vous nous indiquer où se trouve le groupe du collège Tryphon Tournesol, s’il vous plaît ? s’enquit Anthony ». Quelques minutes plus tard, nous avions retrouvé le groupe, qui ne s’était même pas aperçu de notre absence. Le bateau larguait les amarres, tandis que nous prenions nos aises dans nos cabines. Au moment où nous allions ouvrir la mallette, la prof frappa à notre porte et nous dit : « à table ! ». Nous posâmes la mallette sur le lit et partîmes dîner.

Anthony : Après le repas, nous avions hâte de retourner dans la cabine, mais, au moment d’ouvrir notre porte, un personnage vêtu de noir nous bouscula, nous projeta au sol. Je m’agrippai à sa cagoule qui tomba par terre, laissant échapper de longs cheveux blonds. A peine remis de notre émotion, nous entrâmes dans notre cabine où nous ne fûmes pas étonnés de constater que la mallette avait disparu. Nous décidâmes d’inspecter les lieux pour vérifier que rien n’avait été volé : le voleur n’était venu que pour la mallette !

Romain : Le bateau était luxueux : on était deux par chambre. J’étais avec Anthony, mais j’enviais vraiment Julie : elle était toute seule car celle avec qui elle devait partager sa cabine était malade et n’avait pas pu venir. Je commençais à m’endormir quand un bruit terrible, et même inhumain, déchira le silence qui régnait. Je me redressais, terrorisé, quand je m’aperçus que c’était Anthony qui ronflait. Je pestais contre lui mais j’étais quand même soulagé. Je tentais de me rendormir quand j’entendis un cri. Cette fois-ci, c’était la voix de… « Julie ! ! ! » hurlai-je avant de me précipiter hors de ma cabine. Derrière moi, j’entendis la voix, encore endormie, d’Anthony : « Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ? des pirates nous attaquent ? » Sans en tenir compte, je continuai ma course jusqu’à la cabine de Julie. Là, de nouvelles frayeurs m’attendaient : la porte était grande ouverte et un courant d’air glacé sortait de la pièce. Mon sang se glaça encore plus quand je m’aperçus que le courant d’air venait du hublot resté ouvert et que Julie avait disparu. Je fus bientôt rejoint par Anthony à qui je tentai d’expliquer l’affaire. En sortant de la cabine, nous vîmes dans le couloir une personne aux cheveux blonds ; nous la suivîmes. Elle nous mena au pont et jeta à la mer ce qui nous sembla une forme humaine. Après ce geste, elle se retourna pour voir s’il n’y avait pas de témoins. Elle nous vit de suite et nous poursuivit. Nous courûmes jusqu’à la cale pour nous cacher parmi les voitures…

Anthony : Et là … nous vîmes… Johnny Halliday ! et… notre Julie qui le mitraillait avec son jetable. A leurs pieds, la mallette ! Nous étions si-dé-rés. Malgré notre curiosité, nous reprîmes discrètement le chemin de notre cabine. Le lendemain matin, nous nous précipitâmes dans la cabine de Julie pour qu’elle nous raconte ce qui s’était passé pendant la nuit. Nous n’en crûmes pas nos oreilles…

Julie : Dans la nuit, j’avais fait un cauchemar ; je m’étais réveillée en sueur et j’avais ouvert le hublot. Puis, comme je n’arrivais pas à me rendormir, j’étais montée sur le pont. Là, j’avais trouvé Johnny, avec la fameuse mallette ! Je n’en croyais pas mes yeux ! Je l’avais abordé et lui avais demandé la clef du mystère : sa mallette lui avait été volée par un paparazzi, la réceptionniste, qui nous avait repérés avec la mallette était venue la rechercher dans ma cabine, etc. etc. C’est un type sympa : il nous a donné des billets pour son prochain concert. Les voici…

Anthony et Romain, éclatant de rire : Ma pauvre Julie, que t’es bête… C’est pas Johnny, c’est son sosie… Johnny Rock, et le concert est à Cherbourg…

 

PRIX Conseil Général 4e

Classe de 4e D Collège Le Hague Dick Beaumont-Hague

Professeur : Mme MARGUERIE

Mathilde ALIX Kévin ANDRIEUX Séverine BAERT

Sophie BLITTE Camille BOULLAND Sitelle CHESKEY

Guillaume CHOUBRAC Sylvain CHUQUET Amélie COSSE

Thibault COURTAUD Virginie CUBILIE

Camille de BECDELIEVRE Jimmy DELACOTTE

Marina GOUPIL Thomas LAINE Eugénie LAUNEY

Maïté LEBOURGEOIS Yann LENNEZ Vincent LEPETIT

Gérald LEROUVILLOIS Edwin LEVAUFRE Emilie LIN

Olivier ORRU Fanny PELLERIN Nolwenn PHILIPPE

Adeline PIQUOT

d’après Captives à bord (L’Epervier 4) de Patrice PELLERIN

Dupuis ; Repérages

Les Flammes de l’amitié

Une grande tempête se déclara à l’horizon : le père de Yann de Kermeur, corsaire du roi Louis XVI et son équipage, tentèrent de gagner la côte. Malheureusement, leur voile se déchira et, bientôt, le navire se fracassa contre les rochers. Yann et son père s’échouèrent dans une crique sur les côtes de la Guyane. Assez rapidement, ils s’aperçurent qu’ils étaient les seuls rescapés.

Après une longue marche dans la forêt, des craquements de branches retentirent et soudain des indiens, que leurs peintures faisaient apparaître féroces, sortirent de toute part en poussant des cris de guerre. Ils étaient une trentaine à les encercler ; ne pouvant se défendre, le Corsaire et son fils se rendirent.

Les indiens les firent marcher jusqu’à leur village. Lorsqu’ils furent arrivés là, un homme qui parlait le français leur apprit que les indiens étaient des Arawaks, qu’ils faisaient régulièrement des prisonniers pour qu’ils leur servent d’interprètes auprès des colons avec lesquels ils faisaient du troc et qu’ils ne leur feraient aucun mal : il était lui-même un ancien esclave. L’enfant serait adopté par une indienne comme le voulait la coutume afin qu’il puisse apprendre leur langue.

Il advient que l’indigène qui avait recueilli le fils du corsaire avait un autre enfant, au fin visage : Cha-Ka qui avait le même âge. Ils habitaient dans un petit village constitué de huttes en bambous. Yann et son père pouvaient circuler librement.

Cha-Ka et Yann s’entendirent tout de suite très bien. Ils partageaient tout : leurs joies et leurs tristesses. On ne pouvait imaginer meilleur amis qu’eux.

Alors que les deux enfants atteignaient leur majorité, les Caribes, grands ennemis des Arawaks, mirent le feu au village. Ce fut une horreur : Yann assista à la mort de son père. Le jeune homme, figé de douleur, sous l’empire de la peur, se laissa encercler par les flammes. Cha-Ka vint à son secours et, traversant les flammes, il le sauva.

Tout le village pleura la mort du vieil homme. L’indien tenta vainement de consoler son ami mais la tristesse et la haine envahissaient peu à peu le cœur de Yann.

Cependant, quelque temps plus tard, il se rendit compte que son ami lui avait sauvé la vie au mépris de la sienne et que l’amitié triomphait toujours de la haine. Finalement, les deux amis décidèrent qu’ils ne se quitteraient plus jamais.

 

PRIX Festival

6e de remédiation Collège Le Corre Equeurdreville

Professeur : Madame RÉMY Mathilde ANDRE

Clément BUCAILLE Céline CHARF Jean-Luc CHAZERAY

Yohann DUCHESNE Céline GERMAIN Dimitri LE TOUTEN

Elise LELEZEC Guillaume LEPELLETIER Morgane MARIE

Jamila NEKKACHE-ANNE Benoit PETITVILLE

Luca STODDART Michèle VOISIN

d’après Oriyou et le Pêcheur et autres contes de la Caraïbe de Praline GAY-PARA

l’école des loisirs ; Neuf

Uncrioulo, l’enfant qui pleurait sa vie

Il était une fois dans une des îles Arawaks un garçon qui s’appelait Uncrioulo. Toute sa vie se résumait à ce nom : c’était un enfant zombi, il n’avait jamais connu l’amour de ses parents, nul ne voulait de lui, il ne vivait pas réellement…

Un jour qu’il était particulièrement malheureux, car il n’avait trouvé personne, comme d’habitude, pour jouer au serbi, il décida de demander l’aide du Baron Samedi.

Par chance, celui-ci était de joyeuse humeur et avait envie de faire une bonne action : - Je t’aiderai si tu retrouves mon saxophone d’or qui a disparu samedi soir pendant la fête.

Uncrioulo se mit aussitôt en route ; brusquement il entendit les aboiements terrifiés d’un chien, il s’approcha et le vit menacé par un énorme boa. L’enfant zombi saisit une grosse branche et assomma le serpent.

- Merci de m’avoir aidé, je m’appelle Petites Dents, puis-je rester avec toi ?

- Bien sûr ! Tu es mon premier ami ! s’exclama Uncrioulo tout content et il lui raconta son histoire. Le chien proposa alors d’appeler ses amis à l’aide.

Petites Griffes Le chat arriva le premier, suivi de Carapaçou la tortue qui portait sur son dos le perroquet Belcanto. Grandes Griffes le tigre bondit ensuite avec accroché à sa queue le malicieux Singaï. En quelques sauts vifs Rapidou le lièvre fut là, puis l’écureuil Casse Noisettes. Le chevreau Ticati s’approcha tout doucement et enfin Uncrioulo vit se poser sur son épaule Royal, un magnifique aigle. Tous les animaux tinrent conseil…

Royal vola très, très haut dans l’azur pour apercevoir le saxophone d’or, Belcanto vint les prévenir, Grandes Griffes prit Uncrioulo sur son dos, Rapidou partit en éclaireur, Singaï le singe et Casse Noisettes sautèrent de lianes en lianes, Ticati, Carapaçou et Petites Dents fermèrent la marche. En chemin, ils durent lutter contre des énormes plantes carnivores, Elles essayèrent en vain de manger Carapaçou qui les occupait pendant que Rapidou grignotait leurs racines. Quand ils arrivèrent enfin près du saxophone, une armée de mygales l’encerclait, Singaï et Casse Noisettes les assommèrent sous des projectiles de toutes sortes: noix, bananes, coco… Grandes Griffes, en rugissant, Petites Dents, en aboyant, et même Ticati, en bêlant, firent reculer les trois zombis qui avaient volé l’instrument. Petites Griffes n’eut plus qu’à s’en emparer discrètement. Tous ensemble, ils allèrent chez le Baron Samedi :

- Tu as réussi ta mission. A mon tour de te faire un cadeau ! Que chacun de tes amis te donne qualités !

Youn, de, troa Petites Dents : fidélité et amitié,

Youn, de, troa Rapidou : tenacité et rapidité,

Youn, de, troa Singaï : malice et dextérité,

Youn, de, troa Ticati : douceur et gentillesse,

Youn, de, troa Belcanto : éloquence et sincérité,

Youn, de, troa Petites Griffes : intelligence et souplesse,

Youn, de, troa Carapaçou : patience et réflexion,

Youn, de, troa Casse Noisettes : prévoyance et beauté,

Youn, de, troa Grandes Griffes : courage et force,

Youn, de, troa Royal : puissance et majesté.

A partir de ce jour, l’enfant zombi eut une vraie vie, il garda tous ses amis et s’en fit encore beaucoup d’autres. Il trouva même une famille…

On l’appela désormais Crioulo, ce nom devint celui de la langue des îles Arawaks puis des Antilles pour que chacun se souvienne que le soleil luit pour tout le monde !